Abus dans l’Église : les collectifs de victimes vent debout contre le dispositif « Renaître » des évêques

Alors que les évêques de France ont dévoilé, le 26 mars 2026, leur dispositif « Renaître », à destination des victimes mineures de violences sexuelles, celui-ci suscite un tollé parmi les collectifs de victimes qui évoquent une « régression ». Les évêques assurent, eux, que la mise en œuvre reste à préciser.

À peine annoncé, déjà décrié. Le nouveau dispositif « Renaître », destiné aux personnes victimes mineures de violences sexuelles dans le cadre diocésain, voté par les évêques à Lourdes, suscite de très fortes réactions. Plusieurs collectifs de victimes se sont publiquement exprimés, faisant part de leur déception et de leur colère face à ce qu’ils considèrent comme un net retour en arrière. Dévoilé le 26 mars 2026, le dispositif prendra le relais de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) le 1er septembre.

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« Il y a un consensus contre ce dispositif » , observe Mélanie Debrabant, présidente de l’association Fraternités victimes, qui prévoit de publier prochainement une tribune fédérant divers acteurs de la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église.

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« Quand on voit les dysfonctionnements et la disparité actuelle des cellules diocésaines, on s’imagine mal les diocèses réunir les compétences nécessaires » , appuie Mélanie Debrabant.

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« Certains [évêques] sont très engagés à titre personnel, observe Mélanie Debrabant. Comment expliquer qu’ils aient pris collectivement une telle décision, qui va braquer tout le monde ? C’est vraiment un mystère. »

Lire l’article sur le site de La Croix…

Image : Lilian Cazabet / Hans Lucas via AFP

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