
Nous sommes signataires de cette tribune publiée dans La Croix le mercredi 9 avril 2025.
Le 4 avril 2025, l’Assemblée de la Conférence des évêques de France a voté un dispositif d’accompagnement des personnes majeures victimes d’abus sexuels. L’épiscopat privilégie l’accompagnement des personnes en vue d’une plainte devant les juridictions civiles ou ecclésiastiques sans proposer de distinction selon les divers contextes et modalités d’agressions. La lecture du document laisse une impression d’amateurisme.
On espérait que les évêques suivraient le motu proprio Vos estis lux mundi donné par le pape François en 2019, qui impose aux évêques d’offrir aux personnes vulnérables victimes d’abus sexuels un accompagnement humain, spirituel, voire médico-psychologique.
L’on doute qu’ils soient allés aussi loin. Le motu proprio, qui n’est même pas mentionné, définit une « personne vulnérable » comme « toute personne se trouvant dans un état (…) de privation de liberté personnelle qui, de fait, limite, même occasionnellement, sa capacité de compréhension ou de volonté, ou en tout cas de résistance à l’offense ». Or, la plupart des abus sexuels commis par des clercs sur des personnes majeures résultent d’un abus spirituel, notamment dans le cadre de la confession ou d’un accompagnement spirituel piétinant les canons et autres règles prudentielles.
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